lundi 12 août 2013

Voyage à Gwangju : le soulèvement du 18 Mai 1980

Je vous ai parlé dans l'article précédent de la richesse culinaire de Gwangju. Hormis cela, la ville est surtout connue pour un événement capital de l'histoire moderne coréenne : le soulèvement de Gwangju le 18 Mai 1980. Impossible donc de ne pas faire un article qui y est consacré, et qui sera comme vous pouvez vous en douter en majorité un article historique et politique.

Contexte historique

Pour d'abord replacer le contexte, la Corée du Sud en 1980 sortait tout juste du régime du président/dictateur Park Chung-Hee (et également père de l'actuelle présidente de la Corée du Sud, Park Geun-Hye), au pouvoir depuis 1962. Pendant ces longues années au pouvoir et malgré la tendance fortement autoritaire, la Corée a connu malgré tout un essor économique important en favorisant les exportations, ou avec la création et/ou le développement de puissants conglomérats familiaux industriels sud-coréens (les "chaebols"), dont font notamment partis Samsung, LG ou encore Hyundai.

Le 26 Octobre 1979, Park Chung-Hee est assassiné par son ami de longue date Kim Jae-Kyu, également à la tête de la police secrète sud-coréenne, la KCIA (Korean Central Intelligence Agency). Kim justifia son geste par sa volonté de démocratisation et par la position trop dure de Park à l'encontre des opposants politiques, alors que le pays connaissait à ce moment des manifestations majoritairement étudiantes contre le régime autoritaire.
Si vous voulez en savoir plus sur cet événement, je conseille le film "The President's Last Bang" :


Le lendemain, la loi martiale fut déclarée, le Parlement dissout, et tous les rassemblements de plus de trois personnes interdits, ainsi que les discours politiques de tout type. Ancien 1er Ministre de Park Chung-Hee et désormais en tant que président, le civil Choi Kyu-Ha promet de stopper la torture d'opposants politiques et d'aller dans le sens de la démocratie. 
Cependant, le pouvoir est quasiment entièrement dans les mains des militaires, et l'espoir est de très courte durée. Le 12 décembre 1979, le Général commandant les forces de sécurité sud-coréennes, Chun Doo-Hwan, qui était en charge de l'investigation sur l'assassinat du Président Park, accuse le chef d'état-major de l'armée sud-coréenne de conspiration pour tuer Park. Le Général Chun ordonne donc aux troupes postées près de la DMZ (la zone démilitarisée près de la Corée du Nord) d'envahir le Département de la Défense à Séoul, et d'arrêter trente généraux accusés de complicité dans l'assassinat. A la suite de cette saisie du pouvoir, le Président Choi reste en tant que figurant, mais le Général Chun tient effectivement les rênes du pouvoir en Corée du Sud. 

Déroulement du soulèvement populaire

En mars 1980, un nouveau semestre débute dans les universités, et les étudiants ou professeurs bannis pour activités politiques sont autorisés à revenir. Leur appel à des réformes de démocratisation (liberté de la presse, fin de la loi martiale, élections justes) se font de plus en plus entendre, et le 15 Mai 1980, environ 100 000 étudiants manifestent à Séoul en faveur de ces réformes Deux jours plus tard, la réponse du Général Chun est claire : le régime ne cèdera pas et les restrictions se font encore plus dures. Sous prétexte d'une infiltration nord-coréenne, la loi martiale est étendue à tout le pays, y compris l'île de Jeju. L'extension de la loi martiale est telle que des universités sont fermées, des journaux sont interdits et toute activité politique est interdite.
Pour assurer cette loi martiale, des troupes sont envoyées un peu partout à travers le pays. Des escouades de police sont envoyées dans les résidences des meneurs de la lutte en faveur de la démocratie et des leaders étudiants. Les meneurs de la lutte pro-démocratie sont arrêtés lors d'une réunion de syndicats étudiants pour savoir comment donner suite à la manifestation du 15 mai.  De nombreux leaders étudiants ou opposants politiques sont arrêtés pour ensuite "disparaître" la plupart du temps. Parmi les leaders arrêtés figure Kim Dae-Jung, le principal leader politique à Gwangju (je sais bien que les noms coréens ne sont pas faciles à retenir, mais celui-ci a son importance dans la suite !). Celui-ci sera condamné à mort, mais finalement seulement emprisonné puis exilé aux États-Unis, après l'intervention d'un officiel américain alors que Kim était sur le point d'être embarqué pour "disparaître" dans la mer du Japon.

Pour bien comprendre la situation à Gwangju, il faut savoir que la région de Jeolla au sud-ouest, du fait de ces ressources naturelles, a toujours historiquement été la cible d'exploitation, que ce soit par le gouvernement coréen en place ou par les pouvoirs étrangers lorsque la Corée a été occupée. Une culture d'opposition s'est donc développée, et l'histoire de la région est marquée par de nombreux événements de rébellion (la tendance de la région est toujours très à gauche politiquement de nos jours, par exemple le candidat de l'opposition aux dernières élections présidentielles en décembre 2012 a reçu plus de 90% des voix).
De plus, Park Chung-Hee ne tenait pas dans son cœur le sud-ouest du pays et a favorisé plutôt au niveau économique Gyeongsang au sud-est. Cela ajouté à ce qui est dit un peu plus haut fait que l'opposition politique à la dictature était très forte à Gwangju.

Ainsi, à la suite de l'arrestation d'hommes politiques et de la fermeture d'universités le 17 mai, le contexte est propice à un soulèvement qui va débuter le lendemain. Le 18 au matin, environ 200 étudiants se rassemblent ainsi à la porte principale de l'université Chonnam pour contester la fermeture, et font face à 30 parachutistes. Après plusieurs minutes, des affrontements ont lieu et les soldats chargent avec des matraques, tandis que les étudiants répondent en lançant des pierres.
Les étudiants se déplacent ensuite vers le centre-ville, attirant de plus en plus de personnes. Au début de l'après-midi, la police locale était dépassée avec plus de 2000 manifestants. Vers 16h, les militaires prennent en charge les opérations et envoient environ 700 parachutistes qui commencent une violente phase de répression. Ils chargent dans les manifestants et attaquent les étudiants ou même les passants avec des matraques, voire même des baïonnettes d'après des témoignages ou photos. La première victime est ainsi Kim Gyeong-Cheol, un sourd de 29 ans matraqué à mort alors qu'il ne prenait même pas part à la manifestation.


Le 19 mai, de plus en plus d'habitants de Gwangju rejoignent les étudiants dans la rue alors que les violences s'accroît à travers la ville. Les manifestants jettent des pierres ou des cocktails Molotov sur les soldats, et la colère se répand dans toute la ville.

Au matin du 20 mai, plus de 10 000 personnes protestent dans le centre ville.

Les personnes rassemblées dans le centre ville, autour d'une fontaine
L'armée envoie 3000 parachutistes de plus et les forces militaires continuent leur répression en matraquant, poignardant ou même en jetant des manifestant du haut d'immeubles. Les soldats utilisent des gaz lacrymogènes et commencent à ouvrir le feu sur la foule près de Gwangju Station. Le même jour, des troupes tirent sur une vingtaine de filles au lycée central de Gwangju, et les ambulances et taxi qui essayent d'emmener les blessés à l'hôpital sont également fusillés. Une centaine d'étudiants réfugiés dans une centre catholique sont massacrés, et des lycéens ou étudiants universitaires ont les mains liées avec du barbelé avant d'être pour la plupart sommairement exécutés. J'ai pu voir des photographies prises par un photographe allemand dans un livre prêté par la famille coréenne nous hébergeant lors de mon séjour à Gwangju. De nombreuses photos sont révélatrices de la violence utilisée. Vous pouvez les voir sur ce lien (attention, certaines photos sont très graphiques!!).


L'hôtel de ville est pris par les manifestants, et la station émettrice de MBC, une chaîne coréenne, est brûlée à Gwangju par les manifestants après que la chaîne ait fait état uniquement d'une seule victime civile. La presse en général décrit majoritairement le soulèvement comme étant composé de rebelles et de personnes favorables aux régimes communistes.
Durant la nuit du 20 mai, après que de nombreux chauffeurs ait été attaqués ou tués en essayant d'aider des blessés, des centaines de taxi conduisent des bus, camions ou voitures pour rejoindre le rassemblement et montrer leur soutien. L'armée utilise alors des gaz lacrymogènes pour tirer les chauffeurs hors de leurs voitures et les tabasser.

Le 21 mai, la violence atteint son paroxysme. A 13h, l'armée ouvre le feu sur la foule des manifestants tuant de nombreuses personnes. En réponse, les manifestant pénètrent dans les stations de police et les armureries, prenant des fusils, carabines, et même deux mitrailleuses, dont une est placée sur le toit de l'école médical par les étudiants. La police locale refuse d'aider davantage l'armée, et les militaires matraquent certains policiers essayant d'aider des blessés. C'est une vraie guerre civile, et les échanges de coups de feu se font nombreux entre les milices civiles et l'armée. Cependant, vers 17h30, l'armée est forcée de battre en retraite du centre-ville de Gwangju, faisant face aux mitrailleuses.


Au matin du 22 mai, toute l'armée s'est retirée de Gwangju, attendant des renforts. Les routes ou communications sont cependant toutes bloquées, et un bus essayant de s'échapper de Gwangju est ainsi mitraillé, faisant 17 morts parmi les 18 passagers. Ce même-jour, les militaires souffrent également de 13 morts suite à des tirs dans leur propre camp.

Pendant ce temps dans la ville, les habitants forment un comité des citoyens et un comité des étudiants, le premier étant constitué de prêtres, avocats ou professeurs et est chargé de négocier avec l'armée pour relâcher les habitants arrêtés ou encore de donner des compensations pour les victimes, et le second prenant soin des blessés, gérant les funérailles, la distribution de repas ou la gestion des armes. La ville va ainsi être dirigée par le peuple lui-même pendant 5 jours.
Les négociations cependant n'aboutiront pas, les militaires imposant aux milices d'immédiatement déposer les armes, et les manifestants refusant évidemment d'abdiquer.

Il faut également remarquer que pendant ce temps, les nouvelles du massacre se sont propagées dans la région, et que d'autres manifestations ont également éclatées dans les villes proches. La plupart se sont terminées sans victimes, mais certaines villes comme Haenam ont toutefois subies des pertes civiles après que l'armée ait ouvert le feu sur les manifestants.

Le 27 mai à 4h du matin, cinq divisions de parachutistes entrent dans le centre-ville de Gwangju pour reprendre la ville. Des étudiants et habitants essayent de les arrêter en se couchant sur la voie, pendant que les milices armées se préparent.


 
Après 90 min de combats désespérés, l'armée reprend le contrôle de la ville et met fin au soulèvement de Gwangju. Selon les chiffres "officiels" à cette époque, le nombre de victimes est de 200 morts, mais les organisations de défense des droits de l'homme avancent des chiffres de plus de 2000 tués.
Le nombre final ne sera probablement jamais connu.




Conséquences et suites du soulèvement

Tout d'abord, en pleine période de guerre froide en 1980, la Corée du Sud est très liée aux États-Unis militairement et politiquement. Les années 80 voient une montée importante de l'anti-américanisme en Corée, notamment par la prise de position des USA lors du soulèvement de Gwangju. Le président Carter fait en effet une déclaration pour rétablir l'ordre le 23 mai 1980, ce qui a est vu comme un soutien au régime militaire (et qui montre surtout la crainte des États-Unis que la Corée du Nord ne profite d'une instabilité politique). D'autres éléments comme le fait que les Américains auraient autorisé l'utilisation des Forces Spéciales pour reconquérir la ville, ou encore la rencontre entre Chun et Reagan dans les années 80 ont rendu les relations tendues entre Coréens et Américains.

Ensuite, à la suite du mouvement, d'autres manifestations en faveur de la démocratie verront le jour dans tout le pays tout au long des années 80. Beaucoup demanderont la reconnaissance officielle de la vérité à propos du 18 Mai et une sentence pour les responsables. Cependant le Général Chun restera à la tête du pays jusqu'en 1988, où sous une pression trop forte, il cèdera et autorisera des élections démocratiques (et ira s'exiler dans un temple bouddhiste pendant 2 ans avec sa femme, histoire de faire profil bas).
Lors de ces élections, Kim Dae-Jung, le leader politicien originaire de Gwangju qui avait été exilé aux États-Unis, se présentera, mais perdra à cause d'une division des votes dans le parti de l'opposition. C'est donc Roh Tae-Woo, général et "second" du General Chun qui remportera l'élection, et engagera malgré tout des mesures pour l'ouverture à la démocratie. On peut ainsi dire que le soulèvement de Gwangju a marqué tout de même un tournant important dans la lutte pour la démocratie en Corée du Sud, car malgré les longues années nécessaires à des avancées politiques, cet événement a été le point de départ et de référence de toutes les manifestations qui ont suivi et ont fini par payer.

Des années plus tard, en 1995, sous pression de la population, l'Assemblée Nationale coréenne mit en action une loi spéciale concernant le mouvement du 18 Mai, afin d'autoriser la poursuite en justice des responsables du coup d'Etat du 12 Décembre et du massacre de Gwangju malgré la prescription concernant ces faits. A la suite de quoi en 1996, 8 politiciens furent poursuivis pour haute trahison et le massacre. Ainsi, le Général Chun Doo-Hwan  fut condamné à mort, sentence qui fut transformée en prison à vie et une amende de 220 milliards de wons pour rembourser ce qu'il a amassé par la corruption ou volé sur les caisses de l’État durant sa présidence (avec le taux actuel, ça fait tout de même 147 millions d'euros, mais la valeur réelle à l'époque était sans doute bien plus grande). Roh Tae-Woo, successeur de Chun au pouvoir et également participant au coup d'état du 12 Décembre, fut également condamné à la prison à vie.

Kim Dae-Jung (encore lui !) finira par remporter les élections en 1998. Il est surtout connu à l'international pour avoir déclenché la "politique du rayon de Soleil" ("sunshine policy") entre les deux Corées, et gagné pour cela un prix Nobel de la Paix en 2000. Cependant dans le contexte de l'événement de Gwangju, Kim décida de donner la grâce présidentielle à tous les hommes condamnés, dans un geste de "réconciliation nationale". Je n'ai pas vraiment trouvé d'explications détaillées et rationnelles à ce geste pour être honnête, peut-être qu'un Coréen comprendrait mieux que moi. Après quelques recherches, la seule explication était que Kim Dae-Jung était très chrétien (j'ai hésité à marquer "crétin ?" pour le coup mais ce serait méchant). Le pape Jean-Paul II avait même écrit en 1980 au Général Chun pour demander d'épargner Kim Dae-Jung. Le sens chrétien du "pardon" expliquerait donc cet acte.
Chun étant libéré, il vit désormais dans une résidence sécurisée, probablement toujours en bonne condition car il n'a remboursé que 53 milliards sur les 220 dus. Par ailleurs, la justice a saisi en juin dernier dans le cadre de ce remboursement 350 œuvres d'art dans un entrepôt appartenant à son fils, avec certaines œuvres d'artistes coréens reconnus évaluées à plus de 1 milliard de wons (670000€). La preuve en est que l'argent a bien circulé dans la famille !
Ce geste de pardon est tout de même très loin de faire l’unanimité chez les Coréens et nombreux sont ceux qui jugent qu'il est injuste que Chun continue de vivre normalement, voire même très bien, tandis que de nombreux Coréens ont perdu la vie en luttant contre son régime. Ainsi, le film "26 Years" par exemple, sur les écrans en 2012 et succès au box-office coréen avec 3 millions d'entrées, imagine des Coréens de Gwangju faisant équipe pour aller tuer Chun dans sa résidence sécurisée.


Concernant les victimes, nombre d'entre elles reposent dans le cimetière de Mangwol, qui a été promu cimetière national en 2002. Lors de ma visite à Gwangju, j'ai eu l'occasion de visiter le centre ville (notamment la fontaine visible sur une photo au-dessus), mais également ce cimetière situé à l'extérieur de la ville et dont voici quelques photos :






La plupart des tombes comportent une photo, où il est possible d'observer à quel point la majorité des victimes étaient jeunes, d'une vingtaine d'années ou même moins.

Enfin pour terminer cet article, comme dit au début de ce post, l'actuelle présidente de la Corée du Sud est Park Geun-Hye, fille de Park Chung-Hee. Fille de dictateur, et également liée à un autre dictateur en la personne de Chun. Celui-ci a en effet versé 600 millions de wons après l'assassinat de Park en 1979 (ce qui vaudrait plusieurs dizaines de millions d'euros actuellement). Je pourrais également parler du fait que de nombreux collaborateurs de Park Geun-Hye sont liés au régime de son père, ou tout simplement que l'élection a eu de très sérieux soupçons de fraude (à lire sur ce lien ou encore sur ce lien en anglais et très détaillé).
Chun Doo-Hwan et Park Geun-Hye
La Corée du Sud est une jeune démocratie qui n'a pas totalement réussi à se débarrasser de ses anciens démons, comme le montrent toujours actuellement la corruption, la liberté de la presse assez limitée et la présence au pouvoir de personnalités intimement liées aux anciens régimes autoritaires. Le soulèvement de Gwangju est un symbole pour la conquête coréenne de la démocratie, et la population actuelle se doit de s'en souvenir, ou même de s'en inspirer afin de continuer à obtenir des avancées dans le bon sens.

Quelques vidéos pour aller plus loin sur le sujet :

Une vidéo sur ce lien, en anglais et qui décrit tous les événements avec de nombreuses photographies et vidéos de l'époque.



A Petal, film coréen de 1996, dans une période où la Corée devient très sensible aux événements de Gwangju. Ce film montre de façon assez dure les effets qu'à le massacre, quelques années plus tard, sur une jeune fille de 15 ans aux moments des faits. Les 2 premières minutes du film sont des images réelles. Voilà le film intégral, mais en sous-titré anglais.


Et enfin un film plus récent, titré "화려한 휴가". Le  titre coréen est tiré du nom de code de l'opération militaire à l'époque, qui a été révélé des années plus tard, et signifie, de façon très ironique, "Superbes vacances". Le titre anglais est bien plus sobre, et est simplement "May 18". Comparé à "A Petal", le film fait un peu plus de part au mélo, mais il reste certainement frappant et on peut bien voir la chronologie de l'événement. Voici la bande-annonce sous-titré anglais :


Pour ma part, c'est grâce à la visite de Gwangju et en regardant les films ci-dessus que j'ai pu me rendre compte à quel point la situation actuelle en Corée du Sud de démocratie (relative) est récente. Cet article était très long et descriptif, mais j'espère qu'il vous aura permis en tout cas d'en apprendre plus sur l'histoire moderne de la Corée du Sud.

3 commentaires:

  1. Wow.. Tu a fait un grand recherches pour écrire tout cela. Ça prendra moi un certain temps pour le de-encorder. lol, quel challenge! :P Pour être juste, il faut que tu fasse une traduction en coréen que j'essaie de comprendre tout cela en français.

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    1. Oui ça m'a pris vraiment longtemps pour écrire cet article, mais c'était aussi très intéressant d'en apprendre plus sur l'histoire coréenne! Et pas de traduction en coréen, tu es censée déjà connaître l'histoire de ton pays :P

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    2. Mais on m'a enseigné l'histoire canadienne et européenne. Je ne connais pas vraiment l'histoire coréenne moderne :P

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