samedi 8 septembre 2012

Chroniques de la Corée - 5ème épisode : Fail En Cuisine

Avec le retour des cours et l'approche des graduate exams avec 900 pages à ingurgiter pour dans deux semaines, le moral oscille un peu. Et comme souvent lorsque le moral oscille, nous nous sommes hier lancé dans des expérience culinaires.

D'habitude nous faisons simple et en général on fait des crêpe ou des plats simples. Seulement voilà, depuis plusieurs semaines nous avions trouvé cette recette sur Internet de gâteau au chocolat à la poêle que nous voulions essayer. Oui, comme nous n'avons pas de four, il faut innover et donc faire de la pâtisserie à la poêle. Nous nous sommes donc réuni hier chez moi, ma cuisine ayant un plan de travail et pas celle de Fred, pour tenter la recette dudit gâteau au chocolat à la poêle.


La recette ne démarrait pas bien en disant : "faites fondre 175g de chocolat noir et 50g de beurre au bain marie". Bien évidemment nous n'avions pas ce qu'il fallait pour faire un bain marie, ni même pour peser les 50g de beurre. Tout à donc fini en vrac dans une casserole dans laquelle nous avons ajouté un peu d'eau et de lait pour éviter que ça accroche trop.

"Mélangez le tout avec 3 œufs et 150g de sucre". Bon les œufs, ça a été à peu prêt il n'y en a qu'un qui a un peu coulé sur le sol de ma cuisine. Puis sont arrivés les 150g de sucre. Là encore rien pour mesure, nous avons donc opté pour mesurer en verres du magasin DC, un verre étant forcément équivalent à 150g.

"Puis ajoutez 125g de farine, 1cc de levure et 70g de poudre d'amande". Nous avons donc ajouté un verre du magasin DC de farine et vidé notre sachet de 60g de poudre d'amande achetée à prix d'or. Pour la levure, nous avons eu un peu la main lourde en versant 3/4 du sachet. La recette indiquait ensuite de verser 10cl de lait. Mais Frédéric craignant que le gâteau (dans l'hypothèse d'une réussite) soit un peu sec a versé tout le fond de la bouteille, la pâte passant allant d'une texture goudron chaud à pâte à crêpe. Trop liquide donc ... Nous avons du coup ajouté une quantité aléatoire de farine et de sucre pour compenser. Au diable les proportions !

C'est au moment où nous avons versé le tout dans la poêle beurrée que nous avons commencé à envoyé des textos avec photo à l'appui à Hwi Kyeong et Sangsun afin qu'elles puissent suivre en direct l'échec du gâteau et l'état de dévastation de ma cuisine. Nous avons eu beaucoup de commentaires constructifs comme "ce n'est pas un gâteau mais un pancake géant au chocolat", "vous devriez vraiment acheter un four ...", ou encore "ça va échouer !". Merci pour tous ces encouragements les filles, ça fait plaisir ...

La bête dans la poêle
 "Faites cuire 15 minutes à feu doux en couvrant la poêle et en surveillant et retournez à mi-cuisson".
Retournez à mi-cuisson ... Nous avons longtemps réfléchis avec Fred pour savoir comment nous allions procéder pour le retourner sans le détruire. Notre premier constat a été qu'il aurait été plus intelligent de démarrer dans la petite poêle à Fred et de le retourner dans ma grande poêle, l'inverse n'étant de toute évidence pas possible. Mais trop tard pour ça ... Nous avons donc trouvé une solution de secours : le retourner dans une assiette (trop petite elle aussi) et le glisser de l'assiette vers la poêle. Brillant en thoérie, mais pas tellement en pratique. Malgré le couvercle, le dessous du gâteau était bien solide, mais le dessus toujours très liquide ! La faute à l'excès de lait ?

A 8 minutes, le gâteau continue de monter dans la poêle, mais est toujours liquide dessus.
Au bout de 9 minutes et alors que ça commençait à sentir le cramé, nous avons opté pour le protocole suivant : D'un geste vif et précis, Frédéric allait retourner le gâteau dans l'assiette pendant qu'armé de la plaquette de beurre je m'occuperai de beurrer la poêle le plus vite possible pour le deuxième côté.

Comme nous nous y attendions, le dessus du gâteau était toujours très liquide. Mais en plus, comme nous avions mis du temps avant de décider de le retourner, le dessous avait accroché ! Pendant que je grattais la poêle afin de pouvoir beurrer de nouveau, le gâteau qui en avait pris un sacré coup dans l'aile perdait du liquide et commençait à se répandre dans son assiette trop petite et sur mon évier, malgré les nombreux efforts de Frédéric pour qu'il conserve son intégrité.
Nous avons ensuite pu re-transférer le gâteau en catastrophe dans la poêle pour cuire l'autre face, tentant tant bien que mal de colmater les trous et brèches avec les restes de pâte.
L'évier après le retournage et le transfert du gâteau
Après 6 autres minutes de cuisson, nous avons avons de nouveau du réfléchir à un procéder d'extraction du gâteau, optant cette fois ci pour que ce soit moi qui toujours d'un geste vif et précis, retourne le gâteau dans une seconde assiette. Nous avons donc évacué vers ma salle de bain les ustensiles endommagés lors du précédent démoulage, afin de dégager l'évier pour une potentielle nouvelle catastrophe, et enfin, j'ai définitivement extrait le gâteau de la poêle !
Le résultat final. C'est pas très sexy !
 Devant la photo finale, Sangsun et Hwi Kyeong ont parlé d'"Epic Fail" et mis en doute le fait qu'il soit comestible. Hwi Kyeong a même suggéré qu'on pouvait peut-être l'utiliser pour empoisonner quelqu'un et effectivement l'idée nous a effectivement effleuré l'esprit que nous pouvions peut-être l'emmener au laboratoire le lendemain pour en proposer à nos collègues et voir s'ils y survivraient.
C'est finalement au moment de le partager avec Fred, lorsque nous l'avons coupé en deux, que nous avons remarqué que malgré son apparente laideur, ce gâteau n'était peut-être pas si raté que ça. Bien cuit par endroit et avec un coeur liquide certes, nous aurions voulu le faire que nous n'aurions pas réussi, mais d'apparence comestible.

Vue en coupe du gâteau
Nous en avons mangé tout le deux aujourd'hui (et hier dans la nuit pour moi), et il est en fait plutôt bon. Si aucun de nous ne meurt d'ici demain, nous conserverons la recette et essayant d'améliorer la procédure pour le retourner la prochaine fois !

Bon appétit !

mercredi 5 septembre 2012

La fin est proche - Graduate exams

Aujourd'hui est un grand jour. Le jour de la publication des sujets officiels du graduate exam, et espérions-nous de la date de l'examen. 

Parmi nos prérequis académiques pour valider le master d'INHA, outre la thèse qui pédale toujours dans la semoule au rythme des "you need to go deeper" et des "you are not ready yet", il y en a un que tous les étudiants redoutent plus : le graduate exam. 
Je rappelle le concept déjà évoqué dans un précédent billet : Il s'agit de passer un examen de compétences sur 3 matières en 3 heures. Autrement dit, une heure par matière, ce qui est idéal pour se planter bien comme il faut. Pour chaque matière il faut en gros ingurgiter 200 à 400 pages d'un bouquin abscons et l'examen sera composé de 5 à 10 questions sur n'importe quoi se trouvant soit dans les pages en questions, soit dans le cours qu'un professeur d'INHA aura fait sur la matière en question. 

Les sujets tombent une semaine ou deux avant l'examen de telle facon qu'il est en règle générale impossible de tout ingurgiter. Ça ajoute du piquant à l'examen et du coup la plupart des élevés ne réussissent pas à passer les 3 matières d'un coup et le font en 2 ou 3 fois. 
La validation des trois examens est indispensable pour pouvoir soutenir son mémoire de master et donc décrocher le diplôme. Autant vous dire que nous sommes un peu furax que les administratifs coréens n'aient pas voulu nous laisser le tenter une première fois lorsque nous sommes arrivés en Février dernier. Un plantage sur une seule matière de cet examen signifie qu'il nous faudra obligatoirement rajouter un troisième semestre durant lequel nous n'auront absolument rien à faire, aucun cours, juste le graduate exam a passer en mars et le mémoire à soutenir fin Juin, parce que nous n'aurons pas pu le faire avant. 

Entrons maintenant dans les subtilités des matières du graduate exam : Pour les étudiants en master nous devons valider trois pôles et pour chacun d'entre eux nous avons plusieurs choix de matières.
La liste des matières, obtenue en allant voir des élèves du prof ennemi au 13ème
Pôle numéro 1 : Le pôle Blop
수치해석 (Analyse numérique) : Pas disponible ce semestre. Je sens qu'on rate quelque chose ...
암호학I (cryptographie I) : Pas disponible ce semestre
컴퓨터정보보호I (sécurité informatique I) : Heu ... Le descriptif est moyennement sexy.
컴퓨터네트워크I (Computer Network I) : Perdu dans le mauvais pôle ? Ça n'a pas l'air sexy, mais il n'y a que 7 chapitres à lire. Un choix possible
알고리즘I (Algorithmique I) : Bon, il y a beaucoup de choses, mais en théorie on en a deja couvert une bonne partie à l'EISTI : algos de tris, problèmes NP-complets, algos sur les graphes. Choix possible et même probable.
디지털 신호처리 (traitement du signal) : fuyez pauvres fous !

Pôle numéro 2 : Le pôle "applicatif"
인공지능1 (Intelligence Artificielle I) : la matière de Professor. Non disponible ce semestre.
컴퓨터비전I (Computer Vision) : Le seul cours de la liste que nous avons suivi à INHA, et dans lequel nous connaissons le professeur pour l'avoir eu le semestre dernier. Candidat probable.
데이터베이스I (BDD I) : 36 chapitres à apprendre dans deux bouquins différents. On passe ...
 XML데이터베이스I (BDD XML) : Il n'y a donc pas que HDM qui enseigne cette matière. Mais non disponible ce semestre.
데이터마이닝I (Data Mining I) : Un autre candidat potentiel puisque nous avons eu ce cours à l'EISTI (deux fois même) et que nous avons eu des matières similaires à INHA : Machine Learning et Réseaux Neurone. 
생물정보학개론 (Introduction à la Bioinformatique) : On passe.

Pôle numéro 3 : Le pôle Peste ou Choléra
컴퓨터그래픽스I (Computer graphics I) : théorie des pipelines, shadders et autres monstruosités. On passe.
프로그래밍언어 (langages de programmation) : Non disponible ce semestre. Dommage, c’était vaguement plus abordable que le reste.
소프트웨어공학I (Genie logiciel I) : Peut-être ce qu'il nous reste de moins pire dans ce pôle. Nous avons eu le cours en coréen le semestre dernier et ça couvre une partie du contenu. Le hic c'est que le partiel était avec documents autorisés, pas cette fois ... 
임베디드시스템 소프트웨어I (embedded software I) : Non
멀티미디어 (multimédia) : Un intitulé vague pour un sujet très vaste. Ça sent le piège. 
컴퓨터구조론 (architecture des ordinateurs) : Non !

 L'ultime twist du graduate exam est indique en point III de ce document. L'examen peut tomber n'importe quand entre le 13 et le 26 Septembre. Nous sommes le 5. Ça sent le Fail ! Le troisième semestre de l’inutilité, voir l’échec complet du diplôme est désormais hautement probable.

Cat café et pique-nique

Pendant que Jérémie visitait Suwon, j'avais décidé de rester en zone connue à Séoul, pour voir Sangsun, avec qui je suis en couple pour ceux qui ne le saurait pas encore/ ne l'aurait pas encore deviné. Bref, en tout cas, elle voulait me présenter une de ses amies, et celle-ci ne pouvant se libérer qu'en fin d'après-midi, nous avions donc du temps à passer (par contre, pas vraiment d'argent à dépenser).
En sachant que Sangsun adore les chats, j'avais décidé de l'emmener dans un cat café. Il faut dire aussi que j'étais plutôt curieux de voir ça aussi, ce type de café typiquement asiatique (Japon/Corée surtout je dirais), où des chats se baladent librement au milieu des clients qui peuvent jouer avec eux ou autre.  Comme j'avais prévenu Sangsun à ce sujet, elle avait cherché sur internet pour trouver quelque chose de convenable. Visiblement il y en a pas mal près de Hongdae, mais les plus connus ne sont pas forcément gage de qualité, j'entends par là que les chats ne sont pas toujours bien traités/soignés. Et il faut s'assurer aussi que la propreté est au rendez-vous, même si je pense qu'avec des animaux comme les chats, on prend moins de risque que d'aller dans des dog café - oui oui, ça existe aussi à Séoul, peut-être qu'une autre fois j'irai tester!
Finalement, notre choix s'est porté sur Koyangi café (koyangi signifie chat en coréen) à Sinchon, qui est dans la zone de Hongdae également. Si vous vous rappelez les articles précédents, cette zone connue pour ces restaurants, bars, clubs ou universités est aussi là où on a la crêperie La Celtique, sur laquelle j'ai déjà fait un article il y a longtemps. Et pour l'occasion, j'y ai amené Sangsun pour le repas du midi (et puis une petite crêperie, ça me manquait aussi il faut dire!). Mais revenons à l'essentiel, après ce passage crêpe, nous sommes donc allés dans ce fameux Koyangi café, qui était à même pas 10min à pied.





 Avant de rentrer, il y avait un panneau tout en coréen indiquant des instructions et règles à suivre pour que tout se passe bien("ne battez pas les chats à coups de batte de baseball pour la bonne tenue de l'établissement"). Une fois que vous êtes rentré, on nous a demandé de nous laver les mains et de payer 8000 wons (environ 5euros), et on nous a donné également un carton contenant les règles principales écrites en coréen et en anglais. Pour les 8000 wons, la boisson est incluse, mais par contre toute nourriture pour les chats est vendue séparément. Et quand on voit la suite, on comprend pourquoi!
Donc d'abord après avoir payé, on s'est trouvé d'abord une place dans un coin : le café était presque rempli, pas mal de couples d'ailleurs.


En ce qui concerne le café, il y avait pas mal de chats, de tous les types : les gros chats à poils longs, ceux à oreilles tombantes qui ont l'air de toujours faire la gueule, ou les espèce d'alien sans fourrure (désolé pour les spécialiste, je ne connais pas les dénominations exactes).
On peut apercevoir le panneau avec les règles


En tout cas, ce qu'on a vite remarqué, c'est que tous les chats étaient des ingrats... Oui bon, ça paraît évident puisque les chats de façon générale sont ingrats, mais dans ce café, ils nous ignoraient tous visiblement, hormis un seul qui dormait près de la fenêtre à côté de nous. Même quand on tentait de caresser un chat ou d'essayer de le faire jouer avec les nombreux jouets à libre dispositions, il se barrait vite fait ou ne réagissait pas du tout.




Comme il y a beaucoup de monde en permanence dans ce type de café, j'en ai déduit que les chats étaient habitués à ignorer les clients, ou alors qu'ils avaient pris la manie coréenne d'ignorer les autres (référence très discrète aux problèmes qu'on a eu au labo bien sûr). Mais tout ingrats qu'ils soient, ces chats restaient normaux et donc si vous aviez de la bouffe, ils venaient directement à vous, et vous vous retrouviez harcelés par une armée affamée. D'où le fait que la bouffe pour chat était vendue à part, le café pouvait se faire un bon business là-dessus!
Sangsun et moi avons donc acheté une espèce de barre de nourriture pour chats afin d'augmenter notre popularité et de faire rager les autres clients pauvres qui n'avait pas de nourriture! Bon, j'exagère, tout le monde quasiment avait remarqué que ces chats n'étaient très réactifs et accueillant et avait donc acheté de la nourriture de façon forcée.
Même quand on leur donne de la nourriture, ils ont l'air sceptiques
Il n'y a pas grand chose de plus à dire sur ce café sinon... la boisson était pas mal et pour la propreté ou autre, c'était très bien. Les chats avaient l'air bien traités et soignés. On est resté environ 2h avant de se rendre au rendez-vous avec l'amie de Sangsun, prénommée Jiyoung.

Rencontrer une amie de la petite amie coréenne pour la 1ère fois, ça peut sembler être un piège. C'est une occasion de vous tester, et je devais donc du me montrer prudent pour éviter toute question suspecte! Plus sérieusement, on avait juste prévu de faire un pique-nique sympa près de la rivière Han qui traverse Séoul. On est donc allé dans une chaîne appelée The Frypan où on peut prendre à emporter (la plus grande portion pour à peu près 33000 wons, soit un peu plus de 20euros).
Notre commande

Sur l'endroit en lui-même, beaucoup de coréens étaient là-bas en famille ou en couple, et même si il y avait un panneau très clair disant que c 'est interdit, de nombreuses personnes avaient installé leur tente pour se reposer à l'intérieur pendant que les enfants jouent au ballon par exemple.
Sinon c'était très sympa avec Jiyoung, et on a réussi à discuter au moins vu qu'on avait tous un bon niveau d'anglais. Jiyoung étant déjà allé à l'étranger (même en France), et étant plus ouverte aux autres cultures, ça s'est bien passé.


Petite photo de groupe
Pour information, Sangsun m'a également dit que plusieurs de ses autres amies voulaient me rencontrer. Mais cette fois sans qu'elles parlent anglais correctement ou qu'elles ne sachent grand chose des autres cultures (ce qui signifie qu'elles ont uniquement vécu en Corée et ont tous les stéréotypes associés aux étranger), j'ai un peu peur que ça se passe mal avec la barrière de la langue et l'impression de faire un peu animal au zoo pour certaines coréennes ("oh! regarde l'étranger avec ces grands yeux! Jetons lui du kimchi à manger et donnons lui du soju pour voir comment il réagit/essayer de le tuer lentement et dans d'atroces souffrances"). Attendons de voir comment ça se passe, mais je devrais travailler mon coréen pour mieux m'intégrer/éviter les pièges tendus à mon encontre si cette rencontre arrive un jour!

samedi 1 septembre 2012

Visite à Hwaseong Fortress

Après avoir survécu à Bovalen et Temblin, les deux typhons qui ont traversé la Corée cette semaine (pour être très honnête, il ne s'est pas passé grand chose à Incheon, pas de tempête du siècle en tout cas), et pour profiter au mieux de ce dernier week-end complet avant la reprise des séminaires du samedi matin, je suis parti ce samedi en visite culturelle à Suwon avec Hwi Kyeong/Christina, mon amie coréenne de la semaine dernière.

Suwon est une grosse ville au Sud-Ouest de Séoul et qui a la particularité d'avoir un palais protégé par une forteresse du XVIIIème siècle. Pour la petite histoire, la forteresse de Hwaseong a été construite par le Roi coréen Jeongjo pour honorer et accueillir la tombe de son père le Prince Sado, un prince coréen fou qui n'a jamais régné et a été tué par le grand-père le Roi Yeongjo. Un jour de colère le roi Yeongjo décida en effet de faire enfermer son fils le Prince Sado dans un buffet et d'enterrer le buffet en question (Lecture recommandée : The Red Queen ). Nous savons maintenant ce qui nous attend avec Professor si nous échouons ...
Bref, le buffet du Prince Sado fut plus tard déplacé à Suwon et le Roi Jeongjo fit construire un palais autours. Le palais fut fortifié en réponse aux invasions japonaises de la fin du XVème siècle dont le résultat avait été la destruction de la majorité des palais de Séoul. Trois siècles plus tard donc, un roi coréen a eu l'idée de construire un palais fortifié, des fois que les japonais reviennent. On sait aujourd'hui que ça n'a pas tout à fait marché comme prévu, mais la forteresse est toujours là.

Le rendez-vous était prévu à midi et demi à la gare de Suwon. Malheureusement Hwi Kyeong était un peu en retard suite à un accrochage avec sa sœur ainée à propos des préparatifs nécessaires avant l'arrivée des parents en visite sur Séoul le soir même. Moi je comprends qu'elle a laissée sa sœur ainée en plan dans la cuisine pour venir me voir, certains auront peut-être une autre interprétation.
C'est donc à 13h que nous sommes partis à la recherche d'un restaurant, et comme 13h c'est un peu tard pour les restaurants coréens classiques, il a fallu se rabattre sur le Lotteria, le Mac Donald coréen, ce qui pour un premier jour de régime pour Hwi Kyeong était plutôt un échec. Ceci dit, nous avons pas mal marché donc nous avons surement dépensé toutes la calories dans l'après-midi. Entre le moment où mon GPS nous a perdu dans Suwon et les nombreux escaliers de la forteresse qui est à flan de montagne, nous avons pas mal crapahuté.

Le site est gigantesque et nous n'avons pas pu tout visiter, je vous poste donc les photos des endroits que nous avons pu voir :

Une cloche devant la grande place du palais

Un petit spectacle folklorique avec instruments et costumes d'époque

Une autre photo du spectacle devant le palais


Quelques costumes d'époque

Des drapeaux









Hwi Kyeong prenant des photos


Vu sur le palais depuis le flan de la colline. On remarque aussi que les arbres sont attachés entre eux. Pour résister aux tempêtes ?

Un magnifique poisson devant une tour de guet.






Après la palais, nous sommes montés un peu sur la colline, au départ à la recherche d'un gigantesque bouddha en or que nous avions vu depuis le palais, mais finalement nous ne l'avons pas trouvé (si si, je vous jure, nous n'avons pas trouvé le bouddha géant) et à la place, nous nous sommes retrouvés à monter un escalier millénaire aux millions de marches afin d'atteindre le haut des remparts de la forteresse. N'ayant pas vraiment les chaussures adaptée, mon accompagnatrice a particulièrement galéré dans cet escalier maudit, où les enfants kawaii pleurent parce qu'ils en ont marre de monter.

Le bouddha en question vu de loin

Chemin millénaire

Escalier  presque millénaire

Suwon et le palais vu depuis le haut de la colline

Une tour d'observation au sommet des remparts

Les remparts
Malheureusement nous n'avons pas pu aller beaucoup plus loin et nous n'avons donc pas vu un certain nombre de grandes portes, tours et bâtiments éparpillés autours des remparts qui font le tour de la colline. En effet, une fois arrivés en haut, il a fallu rebrousser chemin, Hwi Kyeong devant être revenue à Séoul autours de 18h pour un repas familial. Elle n'avait pas l'air spécialement ravie de devoir y aller, mais la famille étant plus que sacrée en Corée, il a donc fallu foncer à la gare.

C'était sans compter sur le Fail de la ligne de bus (numéro 10 si je me souviens bien), qui va de Suwon Station à Suwon Station, mais qui si on la prend dans le mauvais sens depuis Hwaseong Fortress, passe par le Pôle Sud, par le cul du monde et par Pau, avant de finalement atteindre la gare de Suwon. Ça n'a pas raté, nous sommes partis dans le mauvais sens et avons mis 20 bonnes minutes à nous en apercevoir.
Au bon d'un moment quand même nous avons tilté, à l'aller en faisant une partie à pied, en nous perdant avec le GPS et en finissant en bus, nous avions mis moins de 20 minutes. Nous avons donc fini par demander au chauffeur, qui nous a expliqué que dans ce sens, il nous faudrait plus d'une heure et demie pour atteindre la gare de Suwon. Il nous a donc lâché sur un arrêt au milieu d'une voie rapide et il a fallu marcher bien 500 mètres ( x2 ) pour trouver un endroit où traverser pour rejoindre l’arrêt de bus d'en face. Nous avons donc raté le bus d'en face.
Nous avons finalement trouvé un bus pour la gare Suwon dans l'autre sens et avons pu rejoindre la gare en 25 minutes, 25 minutes pendant lesquelles le téléphone de Hwi Kyeong n'a pas arrêté bipper, elle avait en effet prévenu sa sœur qu'elle serait un peu en retard après l'échec du bus ...

Nous allons essayer d'y retourner ensemble pour compléter notre visite, mais entre le graduate exam qui approche et le retour des séminaires le Samedi matin, ce n'est peut-être pas pour tout de suite.