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dimanche 29 juillet 2012

Japon, Day 4 : Namba & Tennouji

Pour notre quatrième jour au Japon, et après une longue journée à marcher dans Nara, nous avons pensé qu'il était plus raisonnable de faire quelque chose qui ne soit pas trop loin afin d'être en forme pour aller visiter Kyoto le Lundi et le Mardi.
Nous avons donc décidé de retourner à Namba, que nous n'avions pas vraiment eu le temps de visiter le premier jour, puis de passer l'après-midi dans le quartier entre Namba et Tennouji, entre autres pour visiter Tennouji-Taisha, le temps à côté de la gare de Tennouji.




La tour d'Osaka, environ 20€ la visite qui incluait 2h de queue et probablement pas grand chose à voir. Nous ne sommes donc pas montés

Le Japon, c'est aussi le pays des vélos. Avec le prix des transports, on peut le comprendre. Cela fait aussi parti des différences Japon/Corée : En Corée, on voit relativement peu de vélos, au Japon, il y en a partout
Pour le midi s'est posé le problème de restaurant, la faute à nos compétences limitées en Japonais. Nous avons finalement trouvé une enseigne avec marqué dessus "Ramen" (nouilles) en katakanas et des plats qui avaient l'air sympas affichés sur la porte. Mais surtout, ce n'était pas trop cher. 
Nous sommes donc entrés et avons été accueillis dans un restaurant désert par une vieille japonaise croulante et qui se déplaça vers nous avec difficulté pour nous donner la carte. Et là, ce fut le fail ! Tout en kanjis et pas de dessins. Nous échangeons un regard angoissé avec Frédéric tandis que l'ultra vieille mamie Japonaise commence à amener des verres et de l'eau froide.
Faute de pouvoir lire le menu en kanjis, nous avons essayé très fort de nous rappeler des kanjis de base appris avec Yukiko Sensei pour voir si nous ne pouvions pas reconnaitre quelques clés. En effet, la plupart des kanjis sont composés de plusieurs sous-symboles, les plus basiques étant appelés des "clés", et à défaut de pouvoir lire un kanji ou de comprendre ce qu'il veut dire, on peut parfois se faire une vague idée en reconnaissant quelques clés qui le composent. Nous avons finalement tous les deux commandé la même chose, des ramens dont nous ne connaitrons jamais le nom, mais dans lesquelles nous avions reconnu la clé du feu et celle du porc.
Pendant que la vieille japonaise était occupée à transmettre les instructions au cuisto et à préparer nos bols, Fred a voulu lire un des mangas à disposition dans le restaurant. Ce n'est pas très surprenant quand on connait un peu le Japon, mais ça fait quand même bizarre les premières fois, Fred est tombé sur un bouquin format catalogue entièrement ne contenant que des hentaï (les BD pornos Japonaises). Le Japon a des moeurs très libérées lorsqu'il s'agit de sexe et surtout de porno, et lire des mangas porno, ou regarder du porno dans des endroits publics n'a rien d'exceptionnel et est parfaitement toléré, d'où la présence de ce genre de BD dans le restaurant. 

Une telle chose ne serait pas possible en Corée, où le mélange de bigoterie Catholique et de Confucianisme exacerbé fait que le sexe est quelque chose dont il ne faut pas parler et qui de toute façon ne saurait exister avant le mariage, et dans le seul but d'avoir des enfants. Les propos sont à peine exagérés quand on sait que l'éducation sexuelle est inexistante en Corée, que le "porno" ou toute image un peu tendancieuse est traqué dans tous les médias (net propre, Satan dans Lady Gaga, tout ça), et quand on sait que la plupart des jeunes coréennes mentent à leur parents lorsqu'elles ont un copain, surtout si c'est un occidental susceptible de ne pas être au courant de cette histoire d'abstinence jusqu'au mariage.

Bref, revenons à nos ramens, ce sont bien des nouilles avec du porc grillé qui nous ont été amené, et le repas aurait pu être parfait si la vieille proprio japonaise ne nous avait pas suggéré de rajouter 2 tonnes de sel. Mais bon, ça n'était pas mauvais, juste trop salé ...

Et l'après-midi donc, nous avons été visité Tennouji-Taisha, dont voici quelques photos :










Enfin, je vais terminer avec quelques photos prises dans le restaurant de yakitoris (brochettes) où nous avons été le soir. L'endroit était super sympa, avec une ambiance extraordinaire.




jeudi 26 juillet 2012

Japon, Day 2 : Osaka Castle

Après notre visite à Sumiyoshi Taisha, nous nous sommes dirigés sous un ciel menaçant vers Osaka Castle (ou Osaka-jo), le site touristique principal sur Osaka même.

Ce château a été construit entre 1583 et 1597 pour Toyotomi Hideyoshi. Ce château joua un rôle clé en 1600 lors de la campagne de Sekigahara qui opposa Tokugawa Ieyasu (premier Shogun du Japon unifié) à Toyotomi Hideyoshi pour le contrôle du Shogunat du Japon récemment unifié. Cette campagne marque aussi le début de la période Edo qui durera jusqu'à la restauration de Meiji en 1868.
Malheureusement, il ne reste plus grand chose du château original, celui-ci ayant été endommagé pendant la bataille, puis frappé par la foudre et incendié en 1660, pour n'être reconstruit qu'en 1843 et restauré en 1928.




Un ado japonais entrain de pêcher dans les douves. C'était amusant de les voir lui et son collègue plonger dans les buissons lorsqu'une patrouille passait.


Une photo à deux
 Pour la petite histoire, nous nous disions que nous n'avions pas beaucoup de photos sur lesquelles nous étions, et encore moins où nous étions les deux sur la photo. C'est à ce moment que nous avons entendu deux coréens passer à côté de nous et nous leur avons donc demandé en coréen de nous prendre en photo. Ça les a un peu surpris que deux occidentaux s'adressent à eux en coréen au beau milieu du Japon. Moi je trouve ça rigolo, c'est comme si nous avions été en Russie et que soudainement deux asiatiques étaient venus nous parler en français, ça doit faire bizarre quand même.





Le plan du château tel qu'il était en 1600


Des répliques de casque de samouraï que l'on pouvait tester pour le fun et faire des photos. Mais il fallait payer.

Moi, devant un bâtiment qui ressemble un peu au Kremlin derrière le château.





Un autel bouddhiste photographié alors que le ciel nous tombait sur la tête

Japon, Day 1 : Arrivée à Sakai et visite du quartier Namba

Comme expliqué dans le précédent article, notre séjour au Japon a commencé sous une chaleur caniculaire lors de notre arrivée à Osaka Kansai Airport. Outre la chaleur insoutenable, notre premier constat a été qu'il nous était impossible de lire quoi que ce soit au Japon. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, les japonais ont un système d'écriture un peu masochiste qui se compose des kanjis (caractères chinois) et de deux syllabaires : les Hiraganas pour les mots japonais, et les Katakanas pour les mots étrangers. Durant nos cours avec Yukiko Sensei à l'EISTI, nous nous étions surtout concentrés sur les Hiraganas et les Katakanas et sur une centaine de kanjis. Nous avons bien été forcés de constater qu'il est impossible de lire quoique ce soit en Japonais sans connaître un nombre important de kanjis. Le fait que nous n'avions pas pratiqué le japonais depuis presque un an n'a pas aidé non plus. A titre de comparaison, les coréens ont abandonné les signes chinois et ont un syllabaire unique, le hangeul, qui fait tout.

Notre désespoir a été grand lorsque nous nous sommes retrouvés face à une machine pour vendre des tickets de train semblable à un gros minitel, avec des gros boutons partout et trucs écrit en Japonais dans tous les sens. Ajoutons que la carte au-dessus avait 3/4 des stations écrites uniquement en Kanjis. Pas de chance pour nous, nous devions nous rendre à Mikunigaoka, qui n'est ni un terminus, ni une grande gare et donc n'est pas traduite en anglais. Mais nous sommes au Japon, aussi un agent de la JR Line a volé à notre secours et nous a aidé à prendre nos premiers tickets de métro japonais.
Un truc qui nous a fait rire dans les trains japonais : les wagons réservés aux femmes pour éviter les pervers. Ceci dit, aux heures de pointe, il n'est pas rare d'y voir des hommes, et même nous lorsque vraiment il y avait trop de monde dans les autres wagons, il nous est arrivé de monter dans ces wagons.
 Seconde étape : Une fois sur le quai, il a fallu trouver le bon train car ils ne s'arrêtaient peut-être pas tous là où nous voulions. Et là, il a bien fallu se débrouiller. Prenant mon courage à deux mains, je me suis jeté sur un vieux monsieur japonais qui était à côté de nous et dans un japonais approximatif, j'ai dit : "その電車は三国ヶ丘へ行きますか?" (ce train va-t-il vers Mikunigaoka ?) et le vieux monsieur japonais m'a répondu : "行きましょう!" (Il y va !). Notons que Frédéric qui est meilleur que moi en coréen a totalement oublié le japonais et que j'ai donc été le seul à vaguement pouvoir parler avec les locaux pendant le séjour, malgré mes compétences très limitées.
Des bonzaïs le long des voies.
Une fois arrivés à Sakai via la gare de Mikunigaoka, le périple n'était pas fini, il a fallu trouver la Banana House à partir du plan google map imprimé en Corée, et bien évidemment, nous nous sommes perdus. Cette fois ce sont deux japonaises qui sont venus à notre secours, déviant de leur route avec leur vélo pour venir aider les deux gaijins perdus. Après quelques explications avec elles, suivis d'un coup de fil à Adrien, nous avons pu arriver à Banana House et récupérer notre chambre.
La chambre
Nous n'avons pas perdu de temps, et suivant les conseils d'Adrien, nous sommes repartis quasiment tout de suite vers le centre ville d'Osaka afin de visiter Namba, un quartier très animé dans lequel nous avons pu découvrir d'avantage l'ambiance du pays.











Après avoir découvert un peu le quartier et s'être imprégné de l'ambiance, la fatigue de voyage s'est quand même faite ressentir et nous sommes donc rentrés à Sakai pour manger avec quelques uns de nos collègues de l'EISTI. Une petite remarque au passage, nous trouvions déjà qu'en Corée la nuit tombait tôt, vers 20h en moyenne en ce moment, mais au Japon qui est sur le même fuseau horaire, c'est encore pire, il fait nuit vers 19h et c'est aussi ça qui nous a poussé à rentrer.